Automne 2013

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Chronique de Trampolines & Bouncy Castles,

de James et Edward Nexton

/ Self-published

 

James & Edward Newton, Trampolines & Bouncy Castles

Auto-édité (Highchair Editions), 50 exemplaires, £20

 

James et Edward Newton sont anglais, frères, photographes. Depuis deux ans ils publient ensemble leurs travaux à compte d’auteur, sous l’entité High Chair Editions. Trampolines & Bouncy Castles est leur dernier né.

Le travail des deux photographes est doux, fondé sur l’émotion, le contexte, la nostalgie, les sentiments. Méticuleusement et soigneusement « faits maison » (impression, reliure), leurs ouvrages sont en tirage très limités (de 10 à 100 exemplaires).

Orange Days est le carnet d’un rapide voyage à Valence. This Time Next Year célèbre le passage du temps et la banalité du quotidien, pour la couverture à fleurs de ce livre les deux frères ont utilisé un papier qui tapissait les tiroirs d’une commode, dans leur maison de famille. I IV VII X rassemble des photographies réalisées au cours de l’année 2011, en janvier, avril, juillet et octobre. Des thèmes simples, traités avec maturité.

Trampolines & Bouncy Castles marque une rupture dans le travail des Newton.

A l’instar de leurs précédents ouvrages, ce livre est minimal, lo-fi. Un coffret en léger carton kraft protège 2 livrets et 2 posters, le tout en petit format (14,8 x 18 cm). Chacun des livres et posters propose les photographies de 12 trampolines et 12 châteaux gonflables.

Cela a commencé par une collection de photographies. « Nous étions attirés par ces objets tristes, seuls, délaissés, comme un membre oublié d’une famille. Nous les avons traités comme des sculptures ». La neutralité des images, la typologie, le noir et blanc, l’esprit Becher aide James et Edward Newton à transformer leur collection en inventaire.

Définis dans un prologue, les objets sont montrés en noir et blanc, linéaires, sans angle, sans subjectivité. C’est un mini-dictionnaire iconographique des équipements de loisir de plein air.

Pour cette fois, les Newton se sont attachés à montrer des objets plus que des contextes.

L’humour anglais mélangé aux codes de l’école de Dusseldorf transforme l’inventaire en farce. British humour.